Voltaire est un club de passionnés, de copains et de globe trotters. C’est parce qu’ Hubert a disparu des feuilles de match et des radars que l’on a souhaité le contacter pour savoir s’il avait encore le club dans ses priorités de vie.
Après quelques échanges sur un réseau social, il accepte de se soumettre à l’interview Foot & Curious pour le plus grand bonheur de la famille Voltaire.
Pour la rédaction, Hubert est pour le moment un joueur qui hante la mémoire des supporters par son absence prolongée. Saura-t-il changer ce cliché ? Réponse en fin d’article.
Intro : Tu deviens quoi depuis le temps ?
Pour commencer, merci d’avoir pensé à moi pour cette interview. Je suis content de partager mon histoire, et de me présenter pour ceux de l’équipe qui ne me connaissent pas.
Cette année, j’ai quitté Lille, terre de mon enfance pour vivre une aventure ailleurs, je suis maintenant sur Grenoble, entouré des montagnes, pour poursuivre mes études dans une faculté qui propose une bonne formation médicale.
En arrivant, j’ai cherché un club de foot mais je n’en ai pas trouvé, aucun ne m’a donné envie. La mentalité n’étais pas la même qu’avec Voltaire et le niveau assez pauvre. De plus, encore licencié à Voltaire, je n’arrivais pas à trahir le club.
SCF (= Sans Club Fixe), je me suis mis au ski, à la randonnée et au trail pour maintenir une forme physique. L’objectif est de garder la forme pour les matchs lorsque je remonte voir la famille, car le plus important dans mon week-end c’est le dimanche matin.

1- Comment décrirais-tu ton début de saison ?
Je suis mitigé sur la question, forcément peu de présence. En regardant mes statistiques, je vois 6 matchs avec 2 buts et 1 passe décisive. Pour un joueur à vocation offensive, j’ai connu des périodes plus prolifiques et je n’ai pas de quoi faire rougir les plus grands (c’est pas la taille qui compte).
Mais au fond, les stats individuelles n’ont pas d’importances. Ce qui compte le plus c’est l’institution, le collectif et les résultats. Et sur les 6 matchs que j’ai joué, Voltaire n’a pas perdu !
2- Quel est ton club de coeur et pourquoi ?
C’est l’AS Voltaire bien sûr ! Les raisons sont simples :
– Infrastructures au top : terrain rouge éclairé les soirs d’hiver, un green de Golf pour les matchs, des vestiaires gigantesque avec des douches chaudes à perte de vue. Pour la petite histoire (véridique), un jour, j’ai entendu un joueur discuter avec le président, pour lui annoncer qu’il quittait le club car les infrastructures n’étaient pas assez bien pour lui et qu’il méritait mieux…
– Le Prés jeune et dynamique avec de nombreux projets.
– Une équipe soudée, qui rigole et se compose de joueurs de classe mondiale (dont beaucoup d’internationaux chez nous).
– On peut rater des entraînements sans être sanctionné. Mais Coach Lucas tient quand même une petite liste des absentéistes, au cas où…
3- Ta meilleure expérience dans un stade ?
Jouer une finale, sans hésitation ! C’était l’année dernière, le 30 Mai 2019, lors du match AS Voltaire – A.S. Bils Deroo, dans le stade de Fenain.
Je vais te raconter mon expérience sur ce match. On rentre sur le terrain avec la musique de la Ligue des Champions et ils disent nos numéros et noms au micro du stade. J’ai l’impression d’être une star à cette instant précis !
15ème : Coup franc pour Voltaire à 40 mètres, Cédric et sa magnifique technique de balle aux pieds me dépose un bijou à mi-hauteur au point de penalty, je suis étonnement seul, où sont les défenseurs ? Le gardien tente de sortir. Je caresse le ballon pour ne pas l’envoyer dans les tribunes, petit lob et 1-0 pour nous.
70ème : Lucas R et son intelligence tactique obtient un coup franc à 25 mètres, je décide de le tirer car j’ai ce pressentiment que je vais la mettre au fond. Je me lance, frappe immonde, contrée par le mur, lente, qui trompe le gardien à contre-pieds. Ce but est moche, mais c’est un but, pressentiment inexplicable. 2-1. Psychologiquement, nous venons d’écraser l’équipe adverse.
80ème : William (et ses centres de qualité) m’adresse un merveilleux centre dans la course. La balle est légèrement profonde mais je fais l’effort pour contrôler le ballon au 25 mètres du bout du pied et je sens la crampe qui pointe le bout du nez. Je décide de tirer en demi-volée avant de cramper, je frappe fort et je regarde à peine le ballon, persuadé d’avoir mis une saucisse au dessus du but… mais au dernier moment il retombe pleine lucarne. 4-1 et probablement le plus beau but de ma carrière.
85ème : Je pars seul avec le ballon vers le but adverse, je rate un duel, je me retourne pour retourner dans mon camp, et je ne comprends pas pourquoi aucun défenseur ne va vers le ballon qui traine encore dans la surface. Tant pis pour eux, je cours le reprendre et j’enchaîne avec une frappe lente du plat du pied. 5-1. Okay, j’ai été égoïste, j’aurai pu faire la passe à Maxence (le beau-gosse de l’équipe qui était seul sur ma droite) qui réclamé le ballon (j’espère qu’il me pardonne de ne pas lui avoir offert un but en finale).
90ème : Fin du match, victoire 5-1. Gros match. C’est ma meilleure expérience dans un stade, sans aucun doute, et elle restera dans l’histoire.

4- A ton poste, qui est ton modèle ?
Zidane, de loin mon préféré.
C’est un modèle. J’aimerais lui ressembler, mais il faut être honnête je n’ai pas son style de jeu. Je compense la technique que je n’ai pas par le pressing et les efforts physiques intenses. Je me contente de savoir faire sa fameuse « Roulette », c’est déjà pas mal.
5- Une chanson pour se motiver avant le match ?
You’ll never walk alone ! Avec les supporters qui vont avec et qui chantent, t’imagines toi? Comment tu peux ne pas te transcender sur le terrain après ça ?
6- Si tu devais donner un conseil à un coéquipier, ce serait quoi et à qui ?
Steven ! *Rire*
Il a pris les reines du poste de n°10 quand je suis parti, je lui souhaite tous mes voeux de réussite (Je déteste ce type et son jeu !)
Je lui conseille moins de grigris, d’arrêter de marcher sur le terrain en regardant ses coéquipiers faire le travail défensif et de lâcher sa balle (D’arrêter le foot surtout, il est nul !). Aussi, quand je reviens, s’il peut me rendre mon poste le temps d’un match (Sinon je le blesserai pour le récupérer !)
Je souhaite passer un petit mot à Vincent D aussi. Je suis l’actualité et je vois que c’est l’homme en forme et en confiance du moment. Faut qu’il continue de scorer !

7- Ta pire excuse pour ne pas aller à un entraînement ?
« J’ai du boulot, je peux pas me libérer » Parce que le foot est prioritaire par rapport au boulot, tout le monde préfère aller au foot que travailler, cette excuse est forcément un mensonge.
8- En 3 mots, comment définirais-tu Voltaire ?
Amour : Voltaire ce n’est rien d’autre qu’une belle bande de copain, qui partage une même vision de la vie, car ce n’est pas que du foot. Je n’ai pas peur de le dire : je t’aime Voltaire, je vous aime les mecs (#no homo).
Respect : Je n’ai jamais vu un joueur ne pas respecter l’adversaire ou l’arbitre. Les joueurs sont intelligents et respectueux, ça fait quand même vachement de bien quand on voit certaines équipes.
Rebel : Voltaire casse les codes, par exemple lors de la finale on a fait mentir la phrase « Pour gagner une finale il faut un grand gardien »
9- Qu’est ce qui t’a empêché de devenir pro ?
Je me suis empêché moi-même de devenir pro.*Rire*
Le football amateur il n’y a que ça de vrai ! Ce qui me plait dans le foot, ce sont les crampons sur les tibias, les noms d’oiseaux en fin de match tendu, les bières d’après match chez Marilou, les soirées et Welsh entre coéquipiers.
Bon, peut-être tout simplement parce que je n’ai pas le niveau pour être professionnel, mais ne véhiculons pas cette information qui décevrait tout mon entourage.
10- Si tu étais un alcool, que serais-tu et pourquoi ?
J’aimerai être de la Bière ! Je ne renie pas mes origines, je suis 100% Ch’ti !!
Pourquoi ? Parce que la bière n’est pas un alcool fort, c’est bon, c’est simple, ça paraît anodin, et après 1 verre on en veut encore et on en reprend.
Au final le résultat est le même qu’avec les alcools fort, c’est toujours efficace, et ça délie les langues (je vous laisse le sous entendu). J’aime ce côté séducteur et sournois de la bière.
11- Quel est le point commun entre toi au foot et avec les filles ?
Je marque toujours lors des grands rendez-vous !

Du coup…
Merci à toi Hubert, tu auras su nous faire rire et rêver tout au long de cette interview ! On te souhaite de nouvelles apparitions sous le maillot orange d’ici la fin de saison et pourquoi pas quelques buts pour nous aider dans la course aux trophées.
Avant cette interview, la rédaction pensait qu’Hubert n’était qu’une application pour rentrer en taxi le soir. Maintenant, nous voyons Hubert comme un fan inconditionnel et fidèle à Voltaire. BRAVO

[…] who’s back ? Back again ! Vous avez aimé la première interview dans laquelle Hubert nous racontait ses souvenirs à Voltaire, du coup, nous avons contacté un […]
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