Qui n’a jamais critiqué une décision devant la télévision ? Personne, même pas Stéphane Guy ^^. Les rencontres du weekend sont très souvent perturbées par des contestations, injures et intimidations envers les arbitres. Il devient alors difficile pour ces hommes en noir d’assurer le bon déroulement du jeu.
Face à ces incidents, l’AS Voltaire a décidé de montrer l’exemple pour que tout le monde puisse continuer à prendre du plaisir sans craindre pour son intégrité. Pour preuve, l’équipe a été élue « équipe fair play » la saison dernière.
La rédaction est allé interroger trois joueurs de l’équipe pour avoir leur avis sur la question : William, Cédric et Gaël. Étant donné que les actions peuvent différer d’une position à l’autre sur le terrain, nous avons choisis de mettre en lumière un défenseur, un milieu et un attaquant.
Voici 5 tips pour changer son attitude et parler avec ses pieds. Prenez-en de la graine (même si vous n’êtes pas végétarien) !
1ère leçon : Comprendre le hors jeu
William est sûrement le mieux placé (ou pas, s’il est hors jeu) pour nous expliquer comment il gère cette frustration : « J’avoue que lorsque je vois l’arbitre de lever son drapeau, je suis déçu. Mais je reste pragmatique car ça signifie simplement que mon placement était mauvais ». Il évite ainsi de critiquer les arbitres car il sait qu’il est en tort.
Certains joueurs auraient pu perdre leurs nerfs, mais Willy jamais. Il a pris l’habitude de serrer la main de l’arbitre à chaque fin de match, car il sait que ces passionnés de football font le maximum pour communiquer sur leurs décisions. Le dialogue, il n’y a que ça de vrai.
2ème leçon: Assumer sa maladresse
C’est peut être la sanction la plus lourde que le corps arbitral peut prendre mais Gaël arrive à relativiser ce fait de jeu. Même s’il ne provoque jamais de penalty, il s’efforce de calmer ses coéquipiers fautifs : « L’arbitre est souvent très prêt de l’action, donc la sanction est logique. Il ne faut pas oublier que les défenseurs doivent jouer le ballon et ne pas casser des jambes ».
Toujours prêt à encourager ses collègues (enfin, quand il est là), il nous assure aussi que l’équipe bénéficie d’un bon gardien sur penalty : « On lui fait confiance, des joueurs de l’équipe s’amusent même à faire des mains dans la surface mais moi j’évite, car elles sont vraiment trop flagrantes ».
3ème leçon: Accepter l’erreur
Le milieu, c’est le terrain de chasse de Cédric. Certains préfèrent jouer avec des crampons en fer pour faire mal à l’adversaire mais lui, il privilégie les moulés pour protéger l’adversaire et prouver son fair play à l’arbitre. Il affirme également : « Je déteste les joueurs qui râlent après l’arbitre car l’erreur est humaine. Les hommes au sifflet comprennent le jeu et la pression du résultat sur les épaules des 22 acteurs. J’aime prendre un instant et me demander si j’aurais pris la même décision. Il faut parfois réfléchir avant de parler ».
4ème leçon: Analyser les actions
Les arbitres de touches se font beaucoup réprimander par les joueurs lorsqu’ils signalent une touche. Il est souvent bien plus facile de critiquer quelqu’un au lieu de suivre du regard le ballon qui sort des limites du terrain.
William est témoin de ces accrochages et il ne comprend pas l’attitude de ses adversaires : « la touche c’est assez simple, je ne vois pas comment les arbitres peuvent se tromper. Ils sont toujours à quelques pas de nous lorsque je déborde sur le terrain. La dernière fois, j’ai moi-même félicité l’arbitre car il avait pris la bonne décision. Il m’a remercié à la fin de la rencontre, j’étais surpris ! Pour moi, c’était simplement un réflexe ».
5ème leçon : Comprendre le danger
Lorsque l’arbitre donne un carton, les joueurs ont tendance à s’emporter. Ils oublient un peu trop facilement la dangerosité de certains gestes et c’est pourquoi l’arbitre leur donne un carton jaune, synonyme d’expulsion temporaire. Cédric a son avis : «L’expulsion temporaire, je valide. Les arbitres font le maximum pour ne pas pénaliser les équipes. Lorsqu’ils sortent ce carton, c’est pour sensibiliser. Je n’ai jamais vu un arbitre s’amuser à distribuer des cartons pour montrer son autorité ».
On remercie William, Cédric et Gaël, trois modèles qui pourront inspirer de nombreux joueurs dans les prochaines semaines. Ces joueurs gardent en tête que le football est avant tout un plaisir qui doit aussi être partagé avec les arbitres.
Les comportements agressifs n’ont pas leur place sur les terrains d’UFOLEP ni d’ailleurs. Coach Lucas a souligné que les deux cartons récoltés ce weekend n’étaient liés à aucun geste d’énervement ou de contestation de ses joueurs.
Ses troupes savent qu’une fois la décision sifflée, ça ne sert à rien de discuter avec l’arbitre. Nous espérons que ces conseils pourront faire de vous un joueur meilleur pour demain (ou plutôt dimanche pour le match).

