Une révolution en marche ?

La politique est souvent un sujet très difficile à aborder en public et notamment dans les vestiaires de football. Alors que certains tenteront de partager leurs idées, ils seront très rapidement rattrapés par le « on s’en fout, on est là pour jouer au foot » général.

C’est justement dans un climat très perturbé par le coronavirus et des conditions climatiques compliquées que Lucas Mairesse a annoncé sa candidature aux municipales de Voltaire. Cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe puisque aucun des joueurs ne s’attendaient à une telle annonce.

Le président Jérôme en place voit déjà d’un mauvais œil (pourtant il n’a pas de problème de vue) cette déclaration car elle pourrait déstabiliser la préparation de l’équipe pour les deux prochains matchs de coupe.

Même si les élections semblent encore peut probables, tentons de comprendre les problématiques que cet évènement va soulever (rien à voir avec la muscu).

Deux personnages différents

Petit par la taille mais grand par l’esprit, le prés Jérôme incarne depuis plusieurs années le rôle de dirigeant numéro un au club. Il représente le club dans les réunions du district et occupe occasionnellement le poste d’arbitre de touche le dimanche. L’équipe semble être satisfaite de son management horizontal et de sa communication toujours très claire, notamment avec le mégaphone. Cependant, on peut lui reprocher son manque de variété dans les boissons d’après match (jamais d’Oasis Pomme Cassis) et ses messages de reports de matchs trop tardifs…

De son côté, Lucas Mairesse veut apporter un vent de fraîcheur (même sans ventilateur) avec sa fougue, sa polyvalence  et ses idées novatrices. Les rumeurs disent qu’il aurait organisé des entraînements de padel avec certains cadres de l’équipe pour mesurer sa côte de popularité et présenter ses projets à court terme. Tandis que Jérôme reste sur la défensive (normal, pour un latéral), Lucas profite de sa polyvalence sur le terrain pour briser les lignes et attaquer de face son adversaire en proposant des sandwichs en fin de match, de nouveaux ballons et des soirées apéro chez lui pour les matchs de Ligue des Champions.

L’enjeu écologique

Parce que changer les choses c’est bien, mais en profiter pour protéger l’environnement c’est mieux ! Les joueurs attendent des promesses sur l’écologie avant de se positionner sur un candidat, à l’image de l’engouement pour la liste des Verts (rien à voir avec Saint Etienne) pour les élections de la ville de Lille.

Droit dans ses bottes et ses crampons, Jérôme n’apporte que très peu d’importance à l’environnement ni au recyclage. Il impose à Coach Lucas de maintenir les entraînement sur le schiste et ne se soucie guère du trie des déchets autour du terrain. On retrouve alors des joueurs comme Fabien qui volent les cailloux rouges et la boue du terrain lors de chaque entraînement mais aussi les déchets techniques de certains joueurs sur les exercices de centres et de tirs.

Face à ces comportements très limites, Lucas Mairesse propose volontiers de faire des entraînements dans les complexes de « Five » afin de protéger le complexe sportif de Saint André. Il encourage également le partage de gel douche pour diminuer l’achat et ainsi la consommation de plastique.

Une ambiance pesante

L’équipe est en pleine préparation pour aborder ses deux plus gros rdv de la saison (pas de rdv Tinder) contre le FC Bruile et l’AF Rieulay et cette élection peut avoir un impact sur ces matchs. Il est fort possible que certains élèments de l’équipe privilégient les passes vers Jérôme ou Lucas pour justifier leur loyauté. Mais à trop vouloir jouer avec un seul partenaire, l’équipe va forcément se destabiliser et s’affaiblir. 

Si on ajoute à cela la prolongation en cours de Vincent, on peut se demander si ce dernier n’en profitera pas pour jouer double jeu avec les candidats et signer un gros contrat. L’équipe ne peut pas se permettre de prendre de haut (Jérôme) ses deux prochains matchs et de ne pas mettre la main (Lucas) sur une qualification pour les demi-finales.

On espère que les joueurs sauront faire la part des choses entre les enjeux sportifs et les influences politiques. Comme voter n’est pas un droit mais un devoir (ainsi que prendre son marquage sur corner le weekend), la rédaction souhaite que l’avenir du club continue de briller qu’importe le nom du président.

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