Les années passent à l’AS Voltaire et s’il y en a bien un qui reste fidèle au poste, c’est l’ami Marco. A peine soufflé sa 37ème bougie, ce bel italien nous prouve que la fidélité d’un joueur à son club existe encore. Et si les cheveux blancs ont rapidement remplacé ses petites bouclettes brunes, son charme méditerranéen reste intacte.
A l’occasion de son anniversaire, nous avons pensé qu’une rétrospective de sa carrière pourrait permettre à de nombreux joueurs de le (re)découvrir et pourquoi pas de s’en inspirer. C’est pour toi l’ancien !
Marco est né un 10 juillet : le même jour qu’un certains Marcel Proust, auteur du célèbre roman « A la recherche du temps perdu ». Mais on se doute toute de suite qu’avec lui, on a plutôt affaire à la recherche du centre raté ou du dernier bar ouvert à 5h du matin dans les rues du Vieux Lille. Alors que l’on fête l’indépendance des Bahamas et leur entrée dans le Commonwealth de l’autre côté de l’atlantique, le petit Marco décide de naître à Lille. Bon, pour la chaleur et le soleil on repassera…
Fontanetta, c’est déjà un nom qui a de la gueule. On s’imagine un acteur sorti tout droit du Parrain ou un mec aux cheveux gominés qui mange des gnocchi faites maison par la Mama devant un Lazio-AS Roma sur la Rai. Basta les clichés !
Et pourtant, nous ne sommes pas si loin de la vérité. Marco est depuis très jeune un enfant modèle. Il début le football à l’OM (l’Olympique Marcquois, on se calme quand même) et suit sa scolarité au lycée Yves Kernanec. Tout juste titulaire, le jeune Marco intègre la jeunesse dorée de Marcq en Baroeul et découvre la vie nocturne de Lille.

Son accent italien et ses quelques pas de danse font tourner la tête des lilloises. A l’image d’un Toni Manero dans Saturday Night Fever, Marco se découvre un talent pour le disco. Mais les soirées arrosées s’enchaînent et les chansons des Bee Gees lui collent désormais à la peau.
Marco ne parvient pas à concilier sa vie sportive et sa réputation de tombeur des dancefloor. Il se retrouve à court de rythme et ce sont maintenant les attaquants adverses qui le font danser sur le terrain… En plus, le bac arrive : il est temps pour lui de se reprendre en main. Il obtient avec son succès diplôme mais le mal est fait : l’Olympique Marcquois ne le conserve pas. Adieu ses espoirs de jouer en National 3 et percer au haut niveau.
Tandis que ses « copains » s’inscrivent dans des écoles de commerce financées sans problèmes par leurs parents, notre jeune lillois ne se sent plus à sa place et se lance dans un BTS transport et logistique. S’en suivent un diplôme décroché haut la main et le début dans la vie professionnelle. Marco délaisse définitivement le football et commence à construire une famille.

Mais son histoire avec le football n’est pas terminée puisqu’il signe pour l’AS Voltaire en 2012. Marco a changé depuis l’époque : il est marié, a un enfant et un travail stable. Tout feu tout flamme, il décide de se faire d’avantage plaisir et s’installe comme milieu gauche. Il s’inspire alors de Ludovic Giuly, ailier gauche de Monaco, né également un 10 juillet !
Les saisons défilent et notre bel italien s’impose comme un cadre de l’équipe. Pour preuve, il se voit proposer un poste de dirigeant au sein du comité d’administration. Ces derniers années, Marco a peu à peu levé le pieds pour soulager son corps et laisser les plus jeunes porter l’équipe. Cette saison, il aura participé à 3 matchs et se sera découvert une passion pour l’arbitrage de touche.
C’est avec beaucoup de fierté qu’on lui souhaite un joyeux anniversaire en retard et on espère le revoir plus souvent sur les terrains la saison prochaine, notamment avec la nouvelle équipe B. A bientôt bello !

