Guess who’s back ? Back again ! Vous avez aimé la première interview dans laquelle Hubert nous racontait ses souvenirs à Voltaire, du coup, nous avons contacté un autre ancien joueur pour avoir de ses nouvelles (ou du moins pour faire genre).
Il y a quelques semaines, il est venu assister à une nouvelle victoire de l’équipe dans une magnifique doudoune jaune. Vous aussi, vous vous êtes demandés qu’est-ce qui est jaune, et qui attend (sur le banc) ?
La réponse était toute trouvée : Antonin. La rédaction n’avait curieusement jamais entendu parlé de ce joueur. Peut être que ses anciens coéquipiers l’avaient déjà oublié… Alors que les parents nous répètent toujours de ne pas parler aux inconnus, nous avons pris le risque de l’interviewer. C’est pour vous, les abonnés !

Intro : Qui es-tu ? Peut être un ancien joueur de l’AS Voltaire ?
Bonjour à tous ! Je suis Antonin, Anto pour les intimes. Pour les nouveaux arrivants, je fais parti de la bande des 4 fantastiques de l’AS Voltaire, après avoir rejoins le club accompagné de Cédric et William sur les conseils avisés de notre scout Pierre au mercato hivernal 2016. Les entraînements sur la patinoire le schiste et les installations des plus modernes n’auront pas eu raison de notre envie de retaper dans le ballon dans un club convivial. (Pour l’anecdote, William ne devait plus revenir après avoir manqué de se péter les incisives lors d’un de nos premiers entraînements. Homme de parole, il était présent à l’entraînement qui suivit).
J’ai connu une époque où on avait la charnière centrale la plus vive d’UFOLEP avec le grand Sylvain.
1- Pourquoi on ne t’a pas vu dans l’équipe cette saison?
J’ai quitté la France pour la Chine l’été dernier. « J’ai été séduit par le projet sportif » comme on dit. N’ayant jamais eu de nouvelles du Président et de ses promesses de financer des A/R pour venir jouer les dimanches, j’ai rejoint une équipe d’expatriés français. Plus sérieusement, j’ai signé un contrat de 2 ans à Pékin dans une boîte pharmaceutique française, où je vais rester jusqu’en avril 2021. Ensuite, on verra bien où le vent me mènera, en France ou ailleurs.
2- Tu as assisté à quelques match à domicile, pourquoi ce retour aux sources ?
C’est ce que j’appellerai un retour aux sources forcé. Vu la couverture médiatique et l’ampleur que cela prend, vous n’êtes pas sans savoir que manger du pangolin et de la chauve-souris, c’est pas ce qu’on fait de mieux. C’est donc grâce au coronavirus que j’ai eu le plaisir de me remémorer le légendaire calme de Cédric et l’aisance tactique de Thibault. Après des vacances entre transsexuels et vieux allemands bedonnants qui traînent avec des minettes de 20 ans en Thaïlande avec mon frère, ma société m’a gentiment demandé de ne pas retourner en Chine mais de venir travailler en France. J’ai donc fait la surprise de monter sur Lille le temps d’un week-end. Et qui dit Lille dit welsh, bières ET Voltaire.

3- Si tu avais joué cette année, quel joueur serais-tu ? Et à quel poste ?
J’aurai sûrement continué à compter parmi les défenseurs. Car même avec du cardio, j’ai ouï dire que même les bons milieux se retrouvent arrières droits. Le genre de défenseur « dur sur l’homme », à la limite du carton jaune à chaque contact, mais toujours avec le sourire. Je pense que la règle « carton jaune + 10 min » n’aurait pas fait du bien avec ma manière de jouer.
4- Que penses-tu des résultats actuels ?
L’équipe a recruté pas mal de bons éléments tout en gardant un noyau déjà existant et ça paye. Les résultats sont positifs d’un point de vue extérieur surtout depuis début 2020, si l’on se fie aux statistiques de notre CM #OptaThibault . Dans un championnat plus relevé que les années précédentes, je pense que c’est quelque chose de très bien.
5- Parmi les nombreuses recrues, lesquelles t’ont impressionné ?
Fabien (goal) : Parce que j’avais oublié qu’un gardien en orange pouvait effectuer des arrêts.
Steven : Parce qu’il m’a fait comprendre pourquoi je n’aimais pas jouer contre lui à l’école et galérer à lui prendre le ballon.
Vincent D : Parce qu’un Vincent Delefosse qui fait des passes, ça compte comme une recrue.
6- Si tu devais donner un conseil à un coéquipier, ce serait quoi et à qui ?
Thibault, arrête de suivre le VAFC et la Ligue 2 et choisis toi une vraie équipe de football. Ça se ressent les dimanche matin après..
7- Est-ce qu’un retour à Voltaire est envisageable ?
Il ne faut jamais dire jamais. D’autant plus que j’ai déjà quitté le Nord pour y revenir une poignée de semaines après. Dans les projets actuels, un retour sur Lille n’est pas à l’ordre du jour mais il est clair que je ne me poserai pas de questions quant au choix du club si jamais je remonte ici. D’autant plus que d’ici là, le président aura peut-être trouvé un terrain tout neuf avec des douches chaudes toute l’année. Même si je crois bien que le schiste et Marilou font parti intégrante de Voltaire et c’est peut-être pour ça qu’on l’aime.
8- En 3 mots, comment définirais-tu ce club ?
Digital : Quand je suis arrivé au club, il n’y avait que le bouche à oreille qui pouvait fonctionner. Aujourd’hui, la situation est toute autre. Thibault, notamment, a fourni un gros travail de ce côté là et c’est pour moi une occasion de le féliciter. Sans lui, je ne suis pas sûr que l’équipe aurait cette tête là.
Convivial : Voltaire fait parti de ces clubs qui se font de plus en plus rares. Une bande de potes, des ballons et des bières suffisent à satisfaire tout le monde. Ça change des clubs axés davantage sur la compétition que sur l’atmosphère au sein même du club. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on oublie la compétition (La coupe est-elle encore l’objectif du Président ou ça a changé ?).
Chouchou : Parce que, comme dans la vie professionnelle, il m’a appris que sucer des bites pouvait être très important. À défaut d’obtenir une augmentation, devenir le chouchou du président m’aura aussi bien aidé à me faire une place dans le 11 titulaire qu’à bénéficier de places VIP et finir les coupes de champagne et les canapés.

9- Qu’est ce qui t’a empêché de devenir pro ?
Incontestablement, et plutôt deux fois qu’une, je dirai les ligaments croisés. Avec mon jeu très vif, basé sur les appuis courts et les changements de direction rapides, mon genou droit n’a pas résisté une première fois. Et alors que je revenais plutôt bien après une rééducation rondement menée et une fin de saison réussie, un tournoi entre collègues et un gros portugais de Bailleul auront eu raison de mon genou gauche. Pour parfaire le tout, une glissade lors d’une randonnée en Guadeloupe (avec Pierre et William) n’a rien arrangé puisque j’ai une inflammation au tendon rotulien désormais.
10- Si tu étais un alcool, que serais-tu et pourquoi ?
Le Baijiu, alcool chinois, parce que c’est fade et sans saveur, un peu comme un match le dimanche matin un lendemain de cuite, mais qu’on kiffe toujours autant.
11- Quel est le point commun entre toi au foot et avec les filles ?
Au foot comme au lit, à chaque fois que je rentre dedans, j’entends crier.

Du coup…
Merci Antonin, tu as surement fait passé quelques punchlines qui ne manqueront pas de faire réagir tes anciens coéquipiers ! On espère que tu nous as pas contaminé lorsque tu es venu nous supporter. Ce serait dommage que tu passes de « chouchou du président » à « ennemi public » dans la famille Voltaire.
Avant cette interview, la rédaction te voyait comme un expatrié sans cœur qui avait laissé tomber son équipe pour de l’argent (et du riz). Maintenant, on te voit d’avantage comme un amoureux du club. Félicitation et bon retour (ou pas) dans la 76ème nation mondiale de foot.

[…] le club veut se développer et attirer de nouveaux talents à l’avenir, il se doit de garder un œil sur les pépites du ballon rond dans la région. […]
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